Lamnidés

La Famille des Lamnidés comprend trois Genres :

Carcharodon, avec une seule espèce : carcharias (le Grand requin blanc)

Isurus, comptant deux espèces : oxyrinchus (Mako) ; paucus (Requin petit-taupe)

Lamna, avec deux espèces : nasus (Requin taupe ou Maraîche) ; ditropis (Requin saumon, hors Méditerranée)

Caractéristiques essentielles :

La plupart des requins sont « ectothermes », c’est à dire que la température de leur corps dépend de celle de leur environnement. Le milieu aquatique favorise la conductivité de la chaleur que les organismes perdent donc. Pour la plupart des requins et des poissons osseux, la température interne s’équilibre avec le milieu ambiant.

Nageurs très actifs aux besoins énergétiques conséquents, les Lamnidés se sont affranchis de cette dépendance : ils génèrent et maintiennent leur chaleur corporelle de manière plus stable, ils sont dits « endothermes ». Pour cette hyper-adaptation, les Lamnidés ont développés un réseau vasculaire admirable (rete mirabilae) se comportant pareillement à un échangeur à contre-courant, autorisant la rétention de chaleur et la présence de muscles rouges (comme les thons ou les espadons). Ceux-ci contiennent une protéine : la myoglobine, chargée de transporter l’oxygène ; ils enveloppent les autres muscles qui en sont dépourvus (et dits blancs, par opposition), vers lesquels ils irradient, et entourent le corps vertébral. Ainsi élèvent-ils la température de leur estomac, de leur cerveau, de leurs yeux. Ils sont à même de la réguler pour le cœur assurant la distribution du sang réchauffé à travers l’organisme.

Les mouvements continuels de ces squales assurent la production énergétique indispensable (le requin le plus rapide est un Lamnidé) et en font par conséquent des prédateurs endurants, remarquablement adaptés aux eaux froides et tempérées.

6 avril 2009. Spécimen observé au Sud de Bonifazziu, le 2 avril 2009 vers 13 h 45, depuis la plage dite des « Trois-pointes », au pied des falaises et de la chapelle San Roccu (Saint-Roch), avant le sémaphore de Pertusatu, à une distance estimée entre 150 et 250 m. Cette zone connait de forts remous et courants et la houle vient battre puissamment, en eau profonde.
Au vu de ce cliché la taille de l’animal, que les frères Ortoli – témoins de la scène – déclarent comme importante, est difficile à apprécier. En balayant le champ des possibles, il est exclu de déterminer l’espèce observée, mais l’aileron dorsal permet et le comportement en surface, notamment en direction de goélands présents et de changements brusques de direction, en raison d’une chasse de poissons, oriente vers un Lamnidé.

 

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