Dasyatidés

La famille des Dasyatidés est représentée aujourd’hui par 84 espèces, évoluant en mer, parfois en eaux saumâtre et, pour certaines, en eaux douces.

La taille du disque -losangique, ovale ou quasi circulaire- varie, selon les espèces, entre 30 cm et, pour la plus grosse (Dasyatis brevicaudata), plus de 2 m d’envergure.

En Méditerranée, on totalise 5 espèces (dont la Pastenague africaine : Taeniura grabata qui se cantonne à la partie sud de l’aire et la lesseptienne Pastenague indienne Himantura uarnak présente aux abords de Canal de Suez, sur les côtes égyptiennes, gazaouites et israëliennes) ; 3 d’entre elles fréquentent les eaux corses :

Dasyatis centroura, la Pastenague épineuse

Dasyatis pastinaca, la Pastenague commune

Dasyatis violacea, la Pastenague violette

Caractéristiques morphologiques

dasiatidae

– La tête n’est pas saillante.
– Longue queue (généralement supérieur à la largeur du disque), mince et en forme de fouet, sans aileron dorsal ou caudal
– Replis de nageoire ventral ou dorsal présent ou absent

1. Un à deux dards venimeux habituellement présent.
L’appareil venimeux de la pastenague est formé d’un dard armé bilatéral aux rangées opposées de barbelures rétrogrades (inversées). La face ventrale est creusée par deux sillons reliés à deux glandes latérales. L’ensemble est recouvert d’une enveloppe tégumentaire. Ce dard peut être doublé d’un ou de plusieurs autres aiguillons de remplacement, prématurément développés.
2. Repli ou crête ventrale longitudinale présent sur la face supérieure ou inférieure de la queue.

stingray

Attention : les aiguillons venimeux représentent un danger potentiel, avec risque létal pour l’homme (aucun fait de ce genre n’a cependant été enregistré en Méditerranée).

L’aiguillon de ces raies armées peut pénétrer facilement la proie ou le prédateur et, tel un harpon de l’ère stingray_barb_web bisPaléolithique, y rester bloqué. Au passage, cela occasionne une plaie ouverte (parfois délabrée), tandis que le venin (composé de sérotonine, de nucléosidase et de phosphodiestérase) est injecté. Ceci entraîne immédiatement une douleur exquise, allant crescendo durant les deux heures qui suivent, avec risques de saignement abondant, d’œdème,  de nausées, de vomissements, de paralysie locale, de syncope. L’ablation de l’aiguillon peut nécessiter une chirurgie.
Le venin est thermolabile : on peut donc le rendre inactif par la chaleur, en immergeant la blessure dans de l’eau chaude pendant 15 minutes tout au plus (veillez à ne pas brûler la peau). Évitez de recourir à cette pratique si la plaie est profonde ; les risques de nécrose et d’infection sont importants, surtout si des fragments de dard subsistent.

Une page de ce site est consacrée à cette question. Quoiqu’il en soit :

Consulter un médecin au plus vite.

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