Oeufs de roussettes

Aidez-nous à cartographier, en Corse,
les zones de ponte de la Grande
et de la Petite roussette

Le projet

Ce que nous voulons faire : recueillir le signalement de chaque point observé d’un œuf de roussette pour créer une carte de la reproduction des deux espèces présentes sur les côtes de la Corse et, plus particulièrement, de la Grande roussette (Scyliorhinus stellaris), espèce pour laquelle on ne dispose d’aucune donnée récente. Entre 1994 et 2008, les chalutages profonds effectués dans le cadre de pêches scientifiques par l’IFREMER n’ont permis aucune capture de ce requin.

(Source : IFREMER (2009) – Atlas des grands invertébrés et poissons observés par les campagnes scientifiques. Bilan 2008. Ifremer, Nantes, EMH : 09-003. 90 p)

Ce requin côtier pond ses œufs sur les grandes gorgones, éponges et des épaves, généralement dans des zones bien exposées au courant. Les œufs, qui pendant de nombreux mois protéger le développement du petit requin, sont visibles et constituent l’un des souvenirs les plus vifs que les plongeurs conservent de leur plongée.

Pourquoi voulons-nous le faire ? Ce projet de science participative constitue un réel moyen d’identification des zones de frai, informations qui demeurent à ce jour totalement inconnues des chercheurs. Ceci pourra aboutir à une meilleure prise en considération de ces aires et donc à une meilleure protection des espèces. Dans le même temps, les œufs offrent un formidable outil pour raconter sensibiliser les plongeurs à la problématique des requins et des raies, en général, en mer territoriale de Corse comme dans la zone littorale.

Chaque club, chaque structure insulaire peut donc devenir partenaire ; une page sera ouverte sur notre site web où chaque participant sera mentionné. Les guides de formation et des instructeurs en biologie, qui entrent en contact avec des centaines de plongeurs chaque année, pourraient utilement faire en sorte que ce projet puisse avoir un impact positif jusqu’à son terme.

Merci

Recommandations préalables

Ce projet implique donc les plongeurs loisirs afin de récolter des « bourses de sirène », œufs de de roussettes (Scyliorhinus stellaris et Scylirhinus canicula) ou, puisque les plongeurs ne remontent normalement pas d’échantillons (cela étant interdit, sauf exception) tout signalement avec photographies de capsules pondues par ces deux espèces présentes sur nos côtes. L’objectif vise à fournir aux scientifiques des données sur l’existence sectorielle et la distribution des aires de reproduction de ces espèces, principalement sur la Grande roussette (Scyliorhinus stellaris), afin de mieux les protéger selon qu’il est besoin et sensibiliser la communauté des plongeurs sur ces requins.

Nous invitons les plongeurs à s’assurer de la présence éventuelle de l’embryon en éclairant quelques secondes l’œuf par l’arrière, en veillant à ne pas toucher la capsule. L’embryon est très délicat.

Pourquoi cela est-il important ?

Actuellement, il n’existe pas de données précises sur la taille des populations de ces espèces dans le bassin occidental de la Méditerranée. Pourtant, la Grande roussette est classée sur la Liste Rouge de l’UICN comme « Quasi menacée ». On connaît pourtant bien peu de choses encore sur sa biologie, alors qu’il s’agit d’une espèce à maturation tardive avec une faible fécondité. Les populations peuvent être fragmentées, réparties entre eaux littorales ou profondes du large, le long de la côte et des îlots.

Présentation générale

scyliorhinus_canicula-vm1

Petite roussette : environ 5 cm de longueur et 2 cm de largeur
Grande roussette : environ 9 à 10 cm de longueur et 3 à 4 cm de largeur
photo : Vincent Maran, avec l’aimable autorisation de l’auteur

La Grande roussette (Scyliorhinus stellaris), qui fréquente également l’Atlantique se trouve généralement parmi les rochers entre 20-60 m de profondeur. Sa taille maximale est de 1, 5 m ; elle possède une large tête arrondie et un corps ponctué de taches noires. Elle partage son aire d’évolution avec la Petite roussette (Scyliorhinus canicula), plus fréquente et nettement moins grande. Toutes deux se cachent dans de petits trous dans la journée et se nourrissent la nuit ciblant des poissons osseux, de plus petits requins mais aussi des crustacés, des céphalopodes. Toutes deux sont ovipares : les femelles déposent de grandes capsules (10-13 cm de long) fixées par des vrilles aux algues, aux gorgones, aux éponges… L’embryon y demeure jusqu’à neuf mois avant éclosion. Les nouveau-nés mesurent 10 à 16 cm à la naissance.

Pour plus de détails, se reporter aux fiches du site DORIS

COELENBIER Pierre, ZIEMSKI Frédéric, MÜLLER Yves,  in :
DORIS, 6/2/2012 : Scyliorhinus canicula (Linnaeus, 1758),
http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=531
SAUGE-MERLE Sandrine, PÉAN Michel, in :
DORIS, 6/1/2012 : Scyliorhinus stellaris (Linnaeus, 1758),
http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=518

Les plongeurs peuvent jouer un rôle actif dans la surveillance de l’environnement marin, en fournissant un nombre considérable de données dans un court laps de temps. Un questionnaire spécialement formulé, FICHE A REMPLIR ET A NOUS RETOURNER, sera distribué à tous les centres de plongée le long des côtes corses.

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